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Le cinéma Saint-André des Arts est indissociable de la personnalité de Roger Diamantis, son fondateur. Cet "accoucheur" de films - comme l’avait appelé le cinéaste suisse Michel Soutter (Les Arpenteurs) - a voué tout au long de sa vie une véritable passion au cinéma.

Roger Diamantis naît à Paris en 1934 de parents grecs. Ses parents sont passés de la coiffure à la restauration en ouvrant le restaurant « Les Balkans » rue de la Harpe. Roger poursuivi la carrière familiale en ouvrant « Les Brochettes », près du restaurant de ses parents. Cependant, ce grand cinéphile réalisera son propre rêve à l’âge de 37 ans : « Montrer » des films dans un lieu qui lui appartient. C’est ainsi que Roger Diamantis achète un hôtel rue Saint-André des Arts et y aménage deux salles de cinéma dans lesquelles il projette des films qui lui tiennent à cœur.

Son premier fait d’arme à l’ouverture du cinéma, le 27 octobre 1971, a été de laisser à l’affiche "La Salamandre"  d’Alain Tanner, qu’aucune salle ne voulait accueillir et ce, pendant deux ans. Ce fut un succès : le film comptabilisa 300 000 entrées. "L’Empire des sens", de Nagisa Oshima, aura fait quant à lui 10 000 entrées en moins de 15 jours. Son second exploit a été de projeter des films de réalisateurs inconnus, boudés par les distributeurs et le grand public (Jean-Luc Godard et Marcel Hanoun), aux séances de Midi et Minuit, horaires non conventionnels.

En véritable "éditeur d’art cinématographique", il a été le premier à projeter et à présenter, souvent en exclusivité dans ses salles, les œuvres de cinéastes tels que: Emir KusturicaThéo Angelopoulos, Alain Tanner, Barbara Loden, Alain Cavalier, Aki KaurismakiWim WendersJim JarmushLeos Carax, Jean Eustache et bien d’autres.

Ce passionné savait repérer les talents, les tendances les plus avant-gardistes du cinéma international. Ses salles sont à considérer comme une sorte de cinémathèque moderniste pour films d’auteurs, où plusieurs générations sont venues assister à la projection de films indépendants.

Profondément indépendant, il a participé plus qu’aucun autre au développement du cinéma d’Art et Essai, menacé par la multiplication des grands circuits et des "super-multiplexes". Il a été amené très souvent à faire appel au médiateur pour avoir le droit de diffuser les films des auteurs qu’il avait révélés quelques années auparavant. Il constatait à juste titre : «Dans les années 1950-60, nos salles attiraient en grand nombre les spectateurs qui avaient le goût de l’art et essai. Maintenant, beaucoup ont le goût de l’art, mais peu ont gardé le goût de l’essai…»

Toute sa vie Roger Diamantis aura privilégié le développement d’une certaine cinéphilie qui veut se démarquer de la pensée unique et de la cinéphagie.